Au pays des vaches, du brouillard et de la meringue
Une fois n’est pas coutume, j’écris deux articles en un seul jour. Quelle performance presque olympique! Serait-ce la “fin” qui active davantage la rédaction de mes billets… ou n’aurais-je plutôt rien d’autre à faire au boulot?
Voici donc le petit compte rendu d’un autre de mes détours à travers les montagnes helvétiques : une virée dans les alpages fribourgeois, sorte de gym-kilo à la suisse.
Et ça faisait longtemps que j’en rêvais. A cause du matraquage de mes compatriotes EPFLiens, m’ayant décrit le pays fribourgeois comme – je cite – pourriland – fin de citation, j’étais assez curieux de renifler ça de mes propres yeux ; d’autant plus que j’ai des points de comparaison.
Au détour d’un Week-end, nous sommes donc parvenus à convaincre le plus fier défenseur du pays fribourgeois à mon nez … heu … mes yeux … d’organiser une visite appropriée.
Ici donc, pas un pet d’architecture (j’aurais pu vous montrer le bâtiment de la BCF par Botta, mais franchement, on s’en fout) ou bien si : l’Architecture de mère nature dans toute sa splendeur .. et son purin! Parce que si ça sentait pas très bon quand je suis rentré en Belgique récemment (une odeur forte de crise, paraît-il), je dois dire qu’ici, l’odeur vous accompagne partout. Neige immaculée brune. Epandeuse à Fumier. Marguerite Miss Fribourg. Autant de poésies fécales maintenant palpables à mes canaux nasaux.
Pour résumer la journée : on monte, on mange, on descend. Schéma simple, certes efficace. Après une montée constante mais mes-pieds-s’en-souviennent-quand-même-le-lendemain, on s’arrête dans une petite auberge d’alpage où le menu était aussi grand que moi en Suède et où l’on parlait le suisse allemand avec un fort fort accent, ma foi. On fait donc de la gym, puis on prend quelques kilos de viandes fumées au feu de bois, de gruyères pondus par des vaches nourries 24/7 par de l’herbe grassement verte, le toute suivit de la traditionnelle meuh-ringue fribourgeoise badijonnée telle un moellon, de crème 250% matière grasse. Mes papilles sont donc en plein émois. Et le vin fribourgeois était évidemment excellent. Enfin c’est ce qu’il fallait dire pour avoir les cafés gratuits.
Le sommum de le journée, ce fut le détour aux toilettes. Non pas que tout est aussi vite repassé que rentré, mais tout de même : il fallait venir jusqu’ici pour voir des feuillées suisses décorées comme une chambre de teenager … par des posters de Heidi, la jeune prude des montagnes. Ah la charcuterie, ça vous monte vite à la tête!
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- Publié :
- 31 août 2007 / 13:34
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