A Herzog & de Meuron tour

Herzog et de Meuron sont un peu à la Suisse ce que Victor Horta est à la Belgique : des architectes qu’on les mettrait bien sur des billets de banque.

Malhereusement pour eux, il y a déjà “l’âne” de Le Corbusier qui passe entre nos mains tous ls jours. D’un autre côté … imaginer des billets de banques à l’image des achitectes, noir et blanc et qui tirent la geule, ça le ferait pas trop. Quoiqu’il en soit, H&2M (pour faire cool) sont de véritables stars ici dans les montagnes. Ne dites donc au grand jamais qu’ils sont allemands, ce serait me faire subir le même affront que de dire que RG est parisien, ou que la Wallonie est un département français. Qui sait …

H&deM se sont donc LES références incoutournables ici en Suisse en matière d’architecture contemporaine. Quoi de plus naturel donc que d’enrichir un peu ma culture par un petit trip uh uh dans le fief de ces messiers : Bâle.

On part donc entre architectes erasmus, évidemment, par une belle journée de juillet. A vrai dire, par n’importe laquelle, puisqu’il s’agissait du 31, à savoir la veille de la Grütli fête nationale de nos amis les mangeurs de fondue, inventée par les vendeurs de pétard pour assurer leur fond de commerce.

 

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On commence notre petit tour par un bâtiment d’un autre ‘grand’ architecte suisse : Mario Botta. Personnellement, je ne suis pas très fan des cylindres bichromes plantés au milieu de la ville. Ceci dit, je leur reconnais leur unique vertu : très bien se prêter à de jolis rendus ArchiCad.

Avant de passer aux choses sérieuses, une petite balade dans les rues médiévales du centre historique de Bâle nous met en jambe pour la journée. Au hasard des carrefours : la place de l’hôtel de ville (celle où on pendait les voleurs) et l’ancien hôtel de ville, d’une couleur rouge assez déconcertante. Attention, ça fait mal aux yeux.

 

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Plus loin dans le centre ville, on découvre quelques joyaux bâlois, une des portes moyen-âgeuses (il y en a sur tout le tour de la ville) et une oeuvre poétiqe post-moderniste au détour d’une petite cour intérieure fort rafraîchissante.

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[droite] Si mon allemand apprximatif le veut bien :
” Réjouissez-vous donc que le soleil vous éclaire encore toujours”. Et bien, très dark tout ça.

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Premier arrêt de notre pélerinage: les logements (1993) de la Schützenmattstrasse. Pour une prononciation correcte : lisez simplement le mot avec un pseudo-accent néerlandais ; ajoutez ensuite une once bien lechée de Frih deh bi de uh. Bingo! Vous parlez maintenant Suisse Allemand.

On a donc ici des apparts superposés, dont la façade est une “double peau” en fonte, qui change au gré des envies des occupants. Très urbain. Perso, j’aime beaucoup. Par contre, et c’est là que mon esprit LLN s’insurge, le rez-de-chaussée (un magasin de design) est en fait sur deux niveaux. On triche donc au niveau de la façade en gardant le rythme … .

 

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En continuant nos pérégrinations achédemeuronesques ahem on tombe sur ce bâtiment, qui ma foi, auraient pu être signé de la main des maîtres. Mais un rapide coup d’oeil dans mon H&deM pour les nuls me dit que non. Au rez, le bâtiment fait rejoindre les deux autres maisons mitoyennes, ce qui explique la forme en zig-zag. Par contre, aux étages supérieurs, c’est comme si on avait donné un gros coup dans la maquette. Ce sont des choses qui arrivent. Tant mieux pour mon appreil photo, ça fait des jolis effets avec le soleil. On remarque tout de même que le bâtiment en question acceuille une collection de bureaux d’architecture, dont le studio Basel de l’ETHZ (=EPF… de Zurich) de H&deM. Tout est dans tout.

 

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Au passage d’une rue, une fenêtre qui donne sur une porte d’une discothèque. Et on ira dire que les suisses n’ont pas d’humour.

 

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Deuxième arrêt de notre petit tour, l’Institut für Spitalpharmazie, à la SpitalStrasse. Tout est dans l’intitulé. Comme dirait mon prof de théorie : “le bâtiment il est vert, mais c’est normal, c’est une pharmacie”. Ah ben tout de suite oui, c’est plus clair. Alors, ici aussi on retrouve la double peau , à part que son effet n’est ni structurel, climatique ou compositionnel … mais psychédélique?! Je vous défie de passer devant le bâtiment, dans ses parties ombrées, sans perdre un peu la tête : ça bouge dans tous les sens! En fait, c’est le genre de bâtiments qui sur les revues en papier glacé sont assez moches, mais qui font ressentir des sensations en vrai, en “multipliant les effets de transparence, au sens moderne du terme”. Remarquez le bon vieux discours d’architectes. Et puis la couleur verte est vraiment très élégante. Donc finalement, on aime beaucoup.

 

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La double façade : des petits points dans le rvêtment en alu, et des gros points verts sur la peau en verre. On en sait plus où donner des yeux.

 

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En bon vieux touristes curieux de l’architecture, quoi de plus naturel que de scander notre tour par la visite des bureaux des architectes en question. Arrivés sur place, on est quand même un peu déçu, car à part une grosse grille de cuivre reconnaissable à 200m, pas de quoi fouetter un architecte. Mais comble du hasard, un livreur de maquette passait par là au même moment où nous regardions avidement la dite enseigne! Croyant que nous étions “du bâtiment”, il nous demande ainsi notre aide pour transporter la maquette TOP secret de concours. Et hop, une entrée de maître beyond the veil, et ce jusque dans la salle de conférence du bureau. Evidemment, on ne passe pas inaperçu et certains employés remarquent notre français lyrique. “Ah super, d’autres francophones, .. et vous travaillez depuis longtemps ici? ” … “heu … 3 minutes”. En discutant un peu, on se rend compte que c’est quand même la grosse industrie ici : plus de 200 trainees, pas beaucoup plus jeunes que nous, le tout dans un joli système pyramidal, avec au sommet … ben je vous laisse deviner.

Ah, … et j’ai fait une photo sneaking de cette maquette de concours en question. Donc si vous êtes gentils et que vous me faites des déclarations d’amour par mail, je veux bien vous l’envoyer.

 

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L’arrière des bureaux. Under Construction.

 

 

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En contiuant notre périple à la recherche des perles architecturales de Bâle, on découvre le centre de recherche de Novartis, grosse boîte pharmaceutique, qui comprend entre autre des réalisations de Diener&Diener [photos] et de Monsieur Gehry. Rien de moins. Evidemment, il faut pouvoir montrer badge blanc pour que s’ouvre le sésame. On se contente de prendre quelque photos à travers les grillages. Un peu pathétique tout de même. Et comme le suggère le graphiti sur l’enceinte :”liberté pour tous les employés de Novartis”. Ca sent la frustration.

 

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Un autre grafiti à la suisse : une Eloge post-hegelienne dans notre monde post-sartrien. Ca change des “nike ta remè” de Charleroi.

 

On poursuit avec LA réalisation de ces dernières années (2003), le Schaulager, ou une collection d’Art contemporain, avec expos permanentes. De l’extérieur, c’est comme un gros rocher parallélipédique, duquel on a excavé une tranche. On aime ou on aime pas, n’empêche que la taille de l’entrée jure un peu par rapport à la taille de l’engin. A l’intérieur, par contre, ça marche drôlement mieux, et de fait, c’est comme si le toute n’était qu’une seule matière creusée. Les néons alignés renforcent aussi cet effet. On comprend pas tout, mais c’est joli quand même. Copyright oblige, pas de potos à l’intérieur. On se contente juste ici de moi aux toilettes du Schaulager. Ca, ça va finir dans mon portefolio, trop la frime.

 

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On continue encore et toujours, sans se fatiguer, par un petit aperçu du stade de Sint Jacob, sorte de collage/assemblage entre des appartements/restos rectilignes et un stade ovale recouverts de PVC (hu?), dont le look extérieur ressemble à l’Arena de Munich mais en plus cheap. Je note que ça doit être cool d’habiter là si on est fan du FC bâle.

 

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On termine notre petit tour par deux unités de logements-voisinages, plutôt réussis (architecte?). La première, une swiss-box en béton simple et efficace. avec des balcons compris dans le volume donnant sur un jardin commun. On struggle juste toujours à comprendre l’utilité des panneaux de métal sur la façade avant, qui coulissent le long d’une glissière… .

 

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Deuxième exemple : Une “barre pliée dans un jardin”. En léger retrait au niveau du jardin. Vraiment très beau et très inspirant.

 

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Comme je l’ai mentionné auparavant (pour ceux qui ont tenu jusqu’ici), en cette veille de fête nationale, les suisses sont de sortie. C’est la tradition, tout le monde sort le long des quais du Rhin, pour manger des Spätzli et boire des bières … jusque 1h du mat’, quand la police débarque ferme le tout. Ben quand même, on est en suisse.

 

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Cool : du yodel avec des cornes!

 

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Et la journée se finit comme elle a commencé, en train. Avec vue sur le dernier bâtiment must-see de H&deM : le poste d’aiguillage signal 4 box. Bon, il y a le train qui bouge et la bière dans mes yeux, donc on voit rien.

 

Voilà, en tout cas, une journée de tourisme bien rentable. Et j’espère que je vous ai donné envie d’achter le(s) monographie(s) El croquis à 150 balles le numéro. Non. Bon. Tant pis.


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